2ème COLLOQUE DU GREDEM, 26 septembre 2008


COLLOQUE DU GREDEM
Université Laval, le 26 septembre 2008,
Pavillon Charles-De Koninck, amphithéâtre 3A

Regards ethnographiques sur le Mexique contemporain :
études de dynamiques locales dans un monde globalisé


Un des défis qui se pose aux chercheurs en sciences sociales désireux de comprendre les dynamiques significatives du monde contemporain au temps de la globalisation, tels que le développement économique et le changement social, par exemple, est d’être capable de les envisager sur une multiplicité d’échelles. De plus en plus, les ethnographes arrivent à « prendre leur place » parmi les chercheurs intéressés à ces dynamiques dans la mesure où, en plus de tenir compte des dimensions globales des processus à l’étude, ils sont outillés pour considérer leurs dimensions plus spécifiques et plus localisées. En d’autres termes, ils sont capables de montrer que les processus globaux ne sont pas désincarnés ou abstraits mais qu’au contraire, certaines de leurs dimensions sont soit exacerbées soit atténuées dans des contextes locaux. Ils sont d’ailleurs souvent en mesure d’illustrer la façon dont ces processus ponctuent concrètement la vie quotidienne des populations tout en s’inscrivant dans les corps et les esprits des individus.

Les chercheurs qui participent à ce colloque, qu’ils soient ou non chevronnés, se situent au confluent des approches du global et du local, et leur perspective, rattachée à l’économie politique, est résolument critique. Plus précisément, il s’agira d’examiner différents types de circulation propres à la globalisation, soit la circulation des personnes, des choses et des idées.

Le fil conducteur entre les participant-es à ce colloque n’est pas tant l’adhésion aux approches multisites qui semblent d’emblée s’imposer que l’engagement pour une ethnographie non pas « confinée » mais bien tournée vers le global. En d’autres termes, il s’agit d’une ethnographie rendue capable d’envisager différentes échelles des processus globaux qui marquent le monde contemporain mais qui garde tout de même un ancrage dans une pratique de terrain approfondie.

Ce colloque est organisé par le GREDEM (www.gredem.org) qui a bénéficié d’une subvention FQRSC – équipes en émergence 2005-2007, avec le concours du département d’anthropologie, de la Faculté des sciences sociales et de DIALOG. Ce colloque est gratuit. Toutefois, on est prié de confirmer sa présence auprès de Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir   avant le 5 septembre 2008.

8h30-9h : ACCUEIL ET INSCRIPTION (gratuite)
Café, jus et croissants offerts gracieusement
Kiosque de DIALOG, réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones

9h-9h15 OUVERTURE OFFICIELLE DU COLLOQUE

Mot de bienvenue de Marie France Labrecque, directrice du GREDEM, présentation du programme du colloque, présentations des principaux chercheurs
de même que des objectifs du groupe.

9h15- 10h CONFÉRENCE PRINCIPALE DE L’AVANT-MIDI (en espagnol)

Sara Lara Flores, Universidad Nacional Autónoma de México
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Instituto de Investigaciones Sociales
Présentation de la conférencière et modération : Marie Fance Labrecque, Université Laval

Titre: Los que se van al Norte: trayectorias de movilidad en torno a enclaves agrícolas modernos

Résumé: El objetivo de esta ponencia es analizar cómo alrededor del desarrollo de zonas de agricultura moderna orientadas a la exportación, en el Noroeste de México, se genera un proceso de encadenamiento de movimientos locales, regionales e internacionales de trabajadores agrícolas provenientes de zonas indígenas del sur del país, y junto con ello una circulación de bienes y de prácticas culturales. Apoyándome en un estudio de caso, analizo la trayectoria migratoria de los individuos de una localidad ubicada en los Valles Centrales de Oaxaca. Mediante una encuesta genealogía de una familia de esta localidad que incluye 110 miembros de cuatro generaciones, muestro la forma en la cual se van encadenando, históricamente, los movimientos migratorios de cada núcleo familiar y del conjunto genealógico, movimientos que incluyen su desplazamiento a zonas hortícolas en distintos puntos, al noroeste del país, y hacia Estados Unidos.

10h-10h15 DISCUSSION

10h15-10h30 PAUSE

10h30-11h45 Session 1 : Tourisme, jeunes, genre


Catherine Vézina, Université Laval, De Cervera Pacheco à Patrón Laviada : récupération et transformation de l’industrie touristique yucatèque (1995-2006).
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Andrée-Ann Corbin, Université Laval, Tourisme et médias : La jeunesse à l’ère de la globalisation dans la Riviera Maya.
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Eduardo Gonzalez, Université Laval, Portraits de la jeunesse et urbanisation au Mexique.
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Mirka Gilbert, Université Laval, Les journalières agricoles au Mexique, une perspective de genre
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Patricia Martin, Université de Montréal, Violence, genre et la géométrie variable de la citoyenneté des femmes au Mexique
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11h45-12h DISCUSSION


12h-14h00h PAUSE MIDI (Le dîner sera libre)


14h-14h45 : CONFÉRENCE PRINCIPALE DE L’APRÈS-MIDI

Pierre Beaucage, Professeur émérite, Université de Montréal
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Présentation du conférencier et modération : Manon Boulianne, Université Laval


Titre: Oaxaca 2006 : les violences symboliques

Résumé : On sait que le mouvement populaire encadré par l’Asamblea Popular de los Pueblos de Oaxaca (APPO), malgré la mobilisation prolongée de vastes secteurs et certains appuis dont il a pu disposer ailleurs, s’est terminé dans la dispersion face à un puissant appareil répressif. Si la violence directe, contestataire et répressive, a largement retenu l’attention du public et des chercheurs, il en est autrement de la violence symbolique, au sens que Bourdieu donne à ce terme. Je crois qu’un des facteurs importants de la défaite populaire a été que le contrôle des medias dominants (télévision et presse écrite) et la crédibilité des messages véhiculés sont finalement restés entre les mains des groupes dominants, par ailleurs non exempts de contradictions : une sorte d’anti-Chiapas, en quelque sorte. Et c’est l’impossibilité d’imposer le sens de leur lutte à la société civile mexicaine qui explique en bonne partie l'absence (étonnante) d'articulation avec la grande mobilisation simultanée du PRD de López Obrador, à Mexico et ailleurs, et avec ce qui restait du néo-zapatisme. Le cas d’Oaxaca vient replacer dans de justes proportions les grands espoirs - un peu naïfs, peut-être – que nous avions placés dans l'appropriation d'armes communicationnelles nouvelles par les mouvements populaires (« la globalisation de la résistance » de Castells) et que le succès initial de l'EZLN semblait confirmer.


14h45-15h : DISCUSSION

15h-15h15 : PAUSE

15h15-16h30: Session 2 : Environnement, luttes, alternatives


Sabrina Doyon, Université Laval, Pratiques et discours locaux de la conservation environnementale dans la Réserve de la Biosphère de Ria Lagartos, Yucatan. Les enjeux de la construction sociale d’un espace de conservation.
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Andréanne Guindon, Université Laval, Utiliser correctement ou le droit d’utiliser l’environnement : Le cas de El Cuyo, Réserve de la biosphère de Ría Lagartos, Yucatán, Mexique.
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Deborah Sick, Université d’Ottawa, Perspectives anthropologiques sur la gestion des ressources transfrontières: le cas de l’eau dans la région de Chihuahua-Nouveau Mexique.
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Yanga Villagomez, Colegio de Michoacan, Agua, pueblos indios y territorio: intereses y conflictos locales en contextos globales.
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Manon Boulianne, Université Laval, Paysannerie, consommation et alternatives à la globalisation:le cas du Réseau de commerce communautaire (REMECC) – Guanajuato.
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16h30-16h45: DISCUSSION

17h00-18h30: CLÔTURE ET VIN D’HONNEUR